D’un réveil matinal, sans assistance et bienheureux, la mélancolie s’empare de moi.
La cuillère dans ma tasse de café cesse de briller.
Elle m’entraîne au fond des ténèbres de mon âme. Un relent de jus du fond de poubelle.
Je réalise à quel point je mène une existence au rabais dans un monde qui hésite encore à m’avorter.
Les émotions que je refoule retiennent mes larmes en otage. Elles savent que si elles éclaboussaient mes chaussures, elles donneraient à l’enveloppe charnelle qui me supporte l’illusion d’exister encore.
Mais ce corps n’est qu’un vestige. Je suis déjà mort.